Ambulance 22-22
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Passionnés du préhospitalier

DE PÈRE EN FILLE

Originaire de Québec, la famille de Serge Richard s'installe à Louiseville en 1952.
Ses parents fondent le salon funéraire Richard. À cette époque, ils offraient aussi le service d'ambulance. Serge est issu d'une famille de 12 enfants, neuf garçons, tous ambulanciers, et trois soeurs qui ont assisté, bien malgré elles, à cette effervescence ambulancière caractérisant leurs frères et leur père.

Il a la piqûre
Il n'en fallait pas plus à Serge Richard pour avoir la piqûre du préhospitalier. Dès l'âge de 16 ans, il travaillait comme ambulancier avec son père et ses frères aînés. "J'ai suivi ma formation avec l'Ambulance Saint-Jean. J'ai encore leur vade-mecum. Ensuite j'ai reçu la formation de médecins d'hôpitaux qui voulaient qu'on applique certains protocoles. À l'adolescence, j'étudiais à l'école secondaire Saint-Louis-de-Gonzague, à Louiseville. Souvent, je devais quitter mes cours pour répondre à des appels. Après mon secondaire, j'ai suivi un cours d'ambulancier à l'école de formation ambulancière de Montréal, fondée par Roger Halée", raconte Serge Richard aujourd'hui propriétaire de la compagnie Ambulance 22-22, du secteur Grand-Mère, à Shawinigan.

Par la suite, il a suivi un cours de reconnaissance d'acquis en techniques ambulancières au cégep Ahuntsic de Montréal.

Fondation des maladies du coeur du Québec
En 1975, les lois gouvernementales sur le transport ambulancier commencent à réagir le milieu préhospitalier. La Fondation des maladies du cœur du Québec (FMCQ) s’implique dans la formation des ambulanciers en réanimation cardio-respiratoire (RCR). « La FMCQ offrait des formations en RCR pour diminuer le nombre de victimes d’arrêts cardiaques », explique M. Richard.

Toujours plus performant
Les formations données au Québec ne le satisfaisaient pas. Il est allé en France pendant trois semaines dans le cadres d’un programme d’échange franco-québécois pour les ambulanciers. « Là, le milieu préhospitalier est très médicalisé », précise-t-il.

Régulièrement, il se rend aux Etats-Unis pour s’enquérir des nouvelles formations, des nouveautés médicales, et des récents équipements qu’on présente dans différents congrès.

Au cours de sa carrière de 40 ans, il a suivi les formations du Prehospital Trauma Life Support (PHTLS), celle de l’Advanced Medical Life Support (ACLS).

Il continue aujourd’hui à parfaire ses connaissances dans le milieu préhospitalier. Dès que l’occasion se présente, il n’hésite pas à se déplacer pour demeurer à la fine pointe de l’évoluction du milieu préhospitalier.

De plus, il aime bien partager ses connaissances avec ses confrères paramédics. C’est pourquoi il est formateur en RCR, en PHTLS et en AMLS en plus d’être instructeur de plongée sous-marine.

En 1995, les autorités de la Colombie-Britanique lui ont demandé de donner une formation de quatre jours en PHTLS à Victoria.

Passionné de plongée sous-marine
Outre sa passion pour son travail, Serge Richard éprouve une fascination pour les ambulances antiques. Au début de l’année 1992, il a trouvé chez un marchand d’ambulances une Pontiac 1951. « J’ai eu le coup de foudre. Je l’ai achetée. Je l’ai réparée et remontée telle qu’elle était en 1951. J’ai même retrouvé un appareil d’oxygène de cette année-là que j’ai installé à sa place originale dans l’ambulance », raconte fièrement ce paramédic d’expérience. Il a aussi une petite collection d’ambulances miniatures des années 50. « J’en ai reçues quelques-unes en cadeau. Il y en a deux qui sont personnalisées à mon nom et à celui de ma fille », ajoute-t-il.

Son métier et son ambulance antique ne sont pas ses seules amours. Il aime voyager. Il adore faire de la plongée sous-marine. Il revient d’Égypte où, avec sa fille Marie-Claude, ils ont plongé dans la mer Rouge. « C’était extraordinaire », s’exclament-ils à l’unisson, les yeux brillants.

Tel père, telle fille
Marie-Claude a hérité de la passion de son père. « Cette passion s’est vite transformée en une compétition amicale », révèle-t-elle, coquine.

Très jeune, Marie-Claude s’est montrée captivée par le travail de technicienne ambulancière. « Quand mon père a acheté la compagne Ambulance Le Rocher (aujourd’hui Ambulance 22-22), il a aménagé son bureau dans notre maison de la 26e Rue, près de la 5e Avenue. Ma mère, Gaétane Déziel, était réceptionniste et répartitrice tout en faisant son travail quotidien de mère de famille. Mon père avait modifié une pièce de la maison pour les ambulanciers. Tout se déroulait à partir de chez nous », explique Marie-Claude Richard.

Elle écoutait leurs histoires
« Lorsque les ambulanciers revenaient à la maison et racontaient l’histoire de leur intervention, je m’empressais de les rejoindre pour les écouter. Comme j’avais hâte de faire comme eux ! », avoue la jeune femme, le regard pétillant.

Au début, elle allait sur les scènes comme observatrice. Ensuite, Marie-Claude a fait son entrée au programme de Soins infirmiers au cégep de Shawinigan. Après une année, elle s’est inscrite au cours de techniques ambulancières. Elle a reçu son attestation après 10 mois d’études. Elle a ensuite terminé ses deux dernières années en soins infirmiers. Maintenant, elle poursuit sa formation en vue de l’obtention d’un baccalauréat en Sciences infirmières.

Formatrice
Comme son père, Marie-Claude aime approfondir ses connaissances en préhospitalier. Elle a suivi les formations en RCR, en PHTLS et en ACLS. Elle a aussi une formation en aéromédical qui lui permet d’occuper le poste d’infirmière de vol pour la fondation Air Médic. Elle est également formatrice  des techniciens ambulanciers paramédics de sa région.

Avant même d’entreprendre ses études au cégep, elle a formé les pompiers du secteur Grand-Mère en RCR. Elle s’est alors découvert une passion et s’est jointe aux pompiers de Grand-Mère pendant 5 ans.

Une exception
Marie-Claude Richard enseigne les mêmes formations que son père. « Ça m’oblige à toujours être à jour dans mes formations. Marie-Claude l’est. Il faut que je le sois », dis ce père de famille.

La seule chose que Serge Richard ne fait pas, c’est la révision du contrôle de la qualité. Marie-Claude est réviseure. Elle lit les rapports des paramédics, écoute les enregistrements vocaux et vérifie si tous les protocoles ont été respectés. Sa révision est ensuite acheminée à un médecin de l’Agence de santé et de services sociaux de la Mauricie (ASSSM).

Le clan Richard de Louiseville a étendu ses tentacules dans le Centre de la Mauricie avec l’arrivée de Serge Richard. Il s’enracine d’avantage avec la relève que lui assure présentement sa fille Marie-Claude. Quant à Josée, la cadette, elle a tout le temps pour s’impliquer puisqu’elle désire d’abord terminer ses études universitaires. Par contre, l’été, on la retrouve dans les bureaux d’Ambulance 22-22 à faire de la gestion.